L'aventure de l'auto-édition

ann-gaelle Par 0

Écrire les livres, finalement, ce n'était peut-être pas le plus difficile. Quand j'ai choisi l'autoédition, je savais pourquoi je le faisais. Je voulais être libre. Libre de mes textes, de mes illustrations, de mes formats, de mes couvertures. Libre de décider qu'une histoire était prête sans avoir à la faire entrer dans une ligne éditoriale qui n'était pas la mienne. Et cette liberté, je ne la regrette pas. Ce que je mesurais moins, c'était tout ce qui venait avec.

Parce qu'en autoédition, derrière le mot auto, il y a… eh bien, beaucoup de « toute seule ».

Les démarches administratives. Les ISBN. Le dépôt légal. La mise en page. Les fichiers d'impression. Les plateformes. Le site internet. Les descriptions. Les mots-clés. Et toutes ces petites choses dont j'ignorais parfois jusqu'à l'existence avant de devoir apprendre à les faire. À dire vrai, cette parttie administrarive ne me fait pas tellement peur...

Mais il y en a une qui me demande encore davantage de sortir de ma zone de confort : faire connaître mes livres.

Une maison d'édition possède déjà un nom, des contacts, des circuits de diffusion. Moi, je pars avec mes histoires sous le bras… face à des lecteurs qui, très logiquement, ne savent même pas qu'elles existent.

Et personne n'est là pour s'occuper de leur promotion à ma place.

Alors moi qui étais plutôt silencieuse sur les réseaux, me voilà à apprendre à faire des vidéos, des montages, des publications, à parler de mes livres, à montrer mon travail, à réfléchir à Instagram, TikTok, LinkedIn, aux librairies… et surtout à oser me présenter.

Ce dernier point est probablement le plus étrange.

Écrire une histoire et la faire lire ne me pose pas vraiment problème.
Écrire « Bonjour, je suis Ann-Gaëlle Rault, autrice jeunesse… » à des gens qui ne me connaissent pas ? Curieusement, c'est une autre aventure.

J'apprends.

Parfois maladroitement. Souvent en tâtonnant. Avec l'impression assez régulière de découvrir un nouveau métier dont personne ne m'avait donné la fiche de poste.

Mais finalement, cela fait aussi partie de l'autoédition : j'ai choisi la liberté de construire mes livres à ma façon. Maintenant, il faut apprendre à leur ouvrir une porte vers leurs lecteurs.

Et ça, je crois que ce sera probablement l'un des chapitres les plus inattendus de l'aventure.

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